« AMIA repetita », de Maria Poumier, retour sur le terrorisme israélien en Argentine

Ce mois de mai 2014 est paru un documentaire de Maria Poumier sur l’attentat de l’AMIA du 8 juillet 1994 à Buenos Aires. A ce jour, deux documentaires seulement avaient été consacrés à cet événement ; non traduits, focalisés sur la politique intérieure argentine, et régulièrement éliminés de la toile, ils n’étaient guère accessibles au grand public francophone et anglophone. D’où l’intérêt de ce documentaire généraliste distribué gratuitement sur internet, sous titré en français et en anglais, et intitulé « AMIA REPETITA ».

Pour les besoins de son documentaire, Maria Poumier a rencontré et interrogé des témoins, des personnalités liées à l’affaire : l’enquêteur Juan José Salinas, les journalistes Raul Kolman et Hugo Presman, l’avocat Adrian del Bor, une « mère de mai » Nora Cortinas, l’universitaire Fernando Estecho, universitaire le journaliste d’investigation Thierry Meyssan.

L’AMIA (Association Mutuelle Israélo Argentine) est une organisation liée à la communauté juive d’Argentine, laquelle communauté est la plus nombreuse d’Amérique du sud avec 240000 représentants. A l’époque, l’affaire avait été présentée par les autorités argentines (présidence de Carlos Menem), comme un attentat à la voiture piégée commis par des terroristes iraniens, avec des complicités argentines. Plusieurs iraniens et argentins avaient été arrêtés dans la foulée. S’était ensuivi un refroidissement des relations entre les deux pays, pourtant excellentes depuis un siècle.

L’attentat, qui a fait 85 morts et 230 blessés, est le plus important et le plus meurtrier jamais perpétré sur le sol argentin. Il est survenu un an et demi après un attentat similaire contre l’ambassade d’Israël, qui avait fait 29 morts et 242 blessés.

Cette affaire a connu plusieurs rebondissements judiciaires et ,20 ans après les faits, n’est pas encore entièrement résolue. Officiellement, la responsabilité exclusive de l’Iran continue d’être retenue, un juge argentin accusant formellement, par exemple, en octobre 2006, le gouvernement iranien et le Hezbollah d’être les auteurs de l’opération terroriste, responsabilité que l’Iran a bien évidemment toujours niée, et que peu de spécialistes aujourd’hui prennent au sérieux.

Le documentaire de Maria Poumier, à défaut de faire la lumière définitive sur cet événement, apporte de nombreux éléments qui mettent à mal la version gouvernementale, et pointe la responsabilité de l’état d’Israël dans la mise en œuvre et la planification et la mise en œuvre de cet attentat.

La liste d’anomalies, d’irrégularités, de mensonges et de manipulations qu’elle relève est considérable, et en voici quelques unes :

Au moment de l’attentat les dirigeants de l’AMIA avaient été invités avec ceux du DAIA (l’équivalent du CRIF en France et de l’AIPAC aux USA), avaient tous été invités par la radio juive JAI dans un bar situé à 100 mètres de l’AMIA, si bien qu’aucun d’entre eux ne figure sur la liste des 85 victimes.

Les deux attentats ont été effectués à la voiture piégée, mais on n’a jamais trouvé d’indice crédible allant dans ce sens. Dans le cas de l’AMIA, on n’a retrouvé ni cratère, ni débris du véhicule, ce qui est toujours le cas lors de ce genre d’attentats.

Pour expliquer l’absence visible de cratère, le président de l’AMIA, Guillermo Borger a affirmé qu’il y avait tellement d’explosifs que la voiture avait été enterrée trois mètres sous terre. Quand on lui a demandé s’il était prévu de creuser pour retrouver la carcasse, il a répondu que ça n’était pas nécessaire. Personne ne le reprendra dans les grands médias sur cette explication invraisemblable.

A l’AMIA, la pose d’explosifs aurait été facilitée par le fait que le bâtiment était en travaux à ce moment-là. De lourds sacs entraient et sortaient continûment du bâtiment. Cela a pu faciliter l’entrée et la pose d’explosifs à l’intérieur du bâtiment. Même cas de figure pour l’ambassade israélienne un an et demi plus tôt.

Dans les deux cas, l’hypothèse de la voiture piégée a été soufflée aux autorités argentines par Rony Gordny le chef de la sécurité de l’ambassade d’Israël, lesquelles l’ont aussitôt reprise telle quelle sans le moindre débat, et contre toute évidence. Lors du premier attentat, l’hypothèse de la voiture piégée avait été adoptée simplement parce que l’homme avait assuré : « Laissez tomber l’hypothèse de l’explosion, je m’y connais, je suis sûr qu’il s’agit d’une voiture piégée ». Fait troublant, l’homme avait miraculeusement échappé à l’explosion en déplaçant une importante réunion des services d renseignement israélien de l’ensemble de l’Amérique du sud à l’hôtel Sheraton 15 minutes avant l’explosion de l’ambassade. En plus d’être extraordinairement chanceux comme les dirigeants de l’AMIA un an et demi plus tard, Rony Gordny semble en effet avoir une certaine expérience des attentats à l’explosif ou à la voiture piégée.

Le commandant Laborda qui rendait compte de l’évolution de l’enquête, parla dans un premier temps d’une explosion interne, mais 48 heures plus tard se mit à défendre, jusqu’à la fin, la théorie de la voiture piégée. Après avoir pris sa retraite peu après les événements, il fut embauché par l’AMIA comme expert.

La responsabilité de l’Iran est évoquée une heure seulement après les attentats, et c’est l’unique piste qui sera retenue, en dépit de nombreuses évidences pointant une responsabilité israélienne. Le conseiller culturel de l’ambassade d’Iran, Mohsen Rabbani sera accusé d’avoir planifié les attentats.

Un combattant du Hezbollah est rapidement identifié et nommé comme le kamikaze, mais sa famille apprenant la nouvelle téléphone aux chaînes de télévision pour dire qu’il est vivant et travaille au Liban.

C’est le seul attentat de cette envergure attribué à l’Iran au cours du XXème siècle, alors que les services israéliens ont de nombreuses actions de cette envergure à leur actif. On peut penser à l’attentat de l’hôtel King David de Jérusalem en 1946, qui fit 250 morts, et participait d’une stratégie la tension visant à pousser au départ l’Angleterre, pour laisser les coudées franches aux sionistes face aux Palestiniens.

Les pompiers arrivés sur place (AMIA) ont pourtant évoqué d’abord d’une explosion à l’intérieur de l’immeuble.

La version officielle a retenu que la voiture piégée était une camionnette Traffic. Or, parmi les douze témoins présents sur les lieux au moment de l’explosion, personne n’a constaté la présence ou l’irruption d’un tel véhicule. Ils en auraient forcément rendu compte puisque selon la version officielle, l’explosion a été déclenchée devant l’ambassade, au niveau du trottoir.

Si la « camionnette » avait bien explosé en cet endroit, comment expliquer que le bâtiment ait été aussi considérablement endommagé, alors que le bâtiment de l’autre côté de la rue était pratiquement intact, avec tout au plus des vitres brisées.

Parmi les témoignages certains éléments troublants n’ont pas été retenus ou pris en compte. L’un affirme par exemple avoir vu un homme dans une voiture déclencher l’explosion avec un détonateur. Un autre a croisé, quelques minutes après l’explosion, un homme au comportement bizarre sur le lieu de l’attentat. Il manipulait des débris. Le témoin s’approchant et lui demandant s’il est un flic ou un agent, il ne lui est rien répondu, si ce n’est que « c’est soit une camionnette Traffic soit une Renaud blanche ».

L’un des principaux suspects inculpés, Carlos Telleldin, qui aurait fourni le véhicule piégé, a été surpris en train d’accepter 400000 dollars de la part du juge Galeano qui lui demandait d’accuser le commissaire Juan José Ribelli de complicité dans l’achat du véhicule. Il est incarcéré dans un premier temps à cause de cette accusation, mais son avocat parvient à se procurer par cambriolage la vidéo de l’entretien et à la diffuser à la télévision, ce qui suscite un énorme scandale et la libération immédiate du commissaire. Tous les argentins et iraniens qui seront arrêtés par la suite seront finalement innocentés et relâchés.

L’AMIA n’était pas une structure communautaire anodine : proche des travaillistes, pro-Rabin, favorable à la paix, elle n’est pas bien considérée par l’extrême droite sioniste et pro israélienne. L’attentat contre l’AMIA survient 16 jours le retour triomphal de Yasser Arafat en Palestine, suit à la signature des accords d’Oslo 2. Son artisan israélien, le président Rabin, sera assassiné par un extrémiste juif un an plus tard. Dans l’hypothèse d’un attentat planifié par les services israéliens, le choix de cette cible se comprend mieux : c’est à la fois un message au gouvernement argentin et un message des « faucons » israéliens aux « colombes » de la communauté juive organisée d’Argentine.

Voilà quelques unes des incohérences pointées du doigt par les personnalités interrogées par Maria Poumier dans son documentaire, incohérences suffisamment nombreuses et éclatantes pour amener à réévaluer les responsabilités dans la planification et la mise en œuvre de l’attentat.

L’Argentine n’avait pas intérêt à perpétrer un tel attentat. Les relations avec l’Iran étaient excellentes depuis longtemps. Il y avait même un sentiment de fraternité entre les deux pays qui pouvaient mettre sur le même plan les expériences de Peron et de Mossadegh, dans le cadre d’une lutte contre l’impérialisme étasunien.

Depuis quelques années, l’Argentine s’était engagée à fournir une aide dans le domaine du nucléaire. L’Israël voyait cette relation d’un très mauvais œil, obsédée qu’elle était déjà à l’époque par une éventuelle détention de l’arme nucléaire par un pays voisin et considéré comme ennemii. Cette piste est développée par plusieurs des intervenants du documentaire. Le premier attentat aurait été un premier coup de semonce, le second aurait définitivement convaincu les autorités argentines de fermer ce volet des échanges commerciaux avec l’Iran.

L’Iran n’avait aucun intérêt à perpétrer de tels attentats. Si le gouvernement de ce pays voulait à l’époque fabriquer une bombe atomique et avait besoin de l’aide argentine pour y parvenir, quel intérêt à attaquer les intérêts d’Israël, son ennemi le plus déterminé, précisément dans ce pays ?

Les déclarations du directeur de l’AMIA et du chef de la sécurité de l’ambassade sont des plus suspectes et indiquent une pré-connaissance des attentats et la volonté de les maquiller. dans ces deux cas  de figure: une ambassade israélienne et un centre communautaire juif argentin, la pré-connaissance du chef de la sécurité implique mécaniquement que les attentats ont été planifiés et mis en œuvre par les services israéliens.

Même si l’on ne voit pas quels intérêts auraient eu le gouvernement Menem à s’associer à l’attentat, il semble bien qu’il y ait trempé ou ait tenté d’entraver l’enquête. On a l’exemple de cet homme très proche du pouvoir le juge Galeano, juge de la Nation chargé de l’enquête dès son ouverture et qui remit un pot de vin à Telledin pour accuser Ribelli. En 2004, peut-on lire sur sa fiche wikipedia : « Galeano était accusé de 13 charges: outre le paiement à Telleldín, l’ouverture de pistes parallèles d’enquête, la dissimulation de certains aspects du procès, des entrevues irrégulières avec les différentes parties, la destruction de preuves et la négligence à l’égard de la conservation de celles-ci (66 cassettes disparurent), l’influence sur les témoins, la détention arbitraire et la torture vis-à-vis d’un des inculpés, l’usage illégal d’écoutes téléphoniques, entre autres contre le député Emilio Morello (du Modin), la manipulation des moyens de preuve et l’abandon d’enquête concernant certains faits. En 2005, il finit par déclarer: « le procès AMIA m’a dépassé » ». Le président Menem pouvant lui-même être suspecté dans cette affaire, on peut mieux estimer sa célèbre déclaration après l’attentat : « On a des preuves que l’Iran est derrière les attentats. »

Mon propos dans cet article n’était pas de faire l’étude exhaustive de l’attentat de l’AMIA, comme j’ai pu le faire pour l’incident de Mukden de 1932, l’attentat de la Belle de 1986, ou l’assassinat du président Boudiaf en 1992. Je voulais simplement résumer dans les grandes lignes les analyses et conclusions d’un documentaire qui fait un tour éloquent des irrégularités de la version officielle de l’attentat de l’AMIA, et porte à la connaissance du public un cas d’école de terrorisme d’état. En 58 minutes, on voit une à une apparaître la plupart des caractéristiques de la signature du terrorisme d’état, telle qu’on peut la constater dans d’autres opérations comparables.

La signature du terrorisme d’état

J’aimerais pour finir évoquer quelques points communs de cette affaire avec certains assassinats ou actions terroristes dont la version officielle est manifestement fausse et mensongère, et que j’ai étudié dans le détail : les attentats du 11 septembre 2001, de Londres en 2003 et de Madrid en 2004, du vol Amsterdam Détroit en 2009, l’assassinat de Rafic Hariri en 2005, l’assassinat du président Boudiaf en 1992, l’attentat de la discothèque la belle en 1986, et enfin l’affaire Mohamed Merah et le massacre de Houla en 2012.

Ce qui est frappant quand on examine dans le détail ce genre d’affaires, c’est un ensemble de traits typiques que l’on retrouve de manière à peu près constante, et qui font apparaître de façon convaincante ce que l’on pourrait appeler la signature du terrorisme d’état. Ces « affaires », à l’exception d’une ne présentent jamais la totalité des caractéristiques, qui sont les suivantes:

Disparition d’éléments de la scène du crime et de l’enquête.

Une version officielle extrêmement simpliste apparaît dès la première journée suivant l’événement, avant même toute enquête. Elle désigne un coupable plausible.

Preuves improbables

Enquête éclair

Une campagne de presse massive est mise en oeuvre les jours suivants pour asseoir la version officielle dans les esprits, en maquillant l’événement et en attisant la haine contre le coupable désigné.

Surexposition médiatique et orientée de l’événement.

Des personnalités clés sont ou semblent averties à l’avance de l’imminence de l’attentat ou échappent miraculeusement à la mort.

Indices de précognition des événements

Proximité ou simultanéité de l’attentat avec une date symbolique ou à lourd enjeu politique.

Date « opportune ».

Des officiels occupant des postes clés se rendent coupables de mensonges avérés pour couvrir justifier la version officielle.

Déclarations mensongères d’officiels

Proximité ou appartenance des terroristes avec des agences de renseignement nationales ou étrangères

Agents doubles parmi les exécutants

Les terroristes, qui sont souvent des « lampistes », sont tués ou se suicident avant de pouvoir être capturés.

Occision ou suicide des exécutants.

L’événement sert de prétexte à la mise en place de mesures d’urgence aux implications cruciales qui n’auraient pas pu être mises en œuvre dans des circonstances normales : l’evt est exploité à des fins politiques.

Mise en place subséquente de lois liberticides.

Quand il s’agit d’attentats, on assiste à souvent à des événements synchronisés.

Quand les événements consistent en des explosions synchronisées, on observe, simultanément ou dans les jours précédents, des exercices de simulation terroristes qui miment curieusement le scénario en cours ou à venir.

mise en place d’une commission d’enquête de complaisance

Coïncidence de ce genre d’attentat avec des simulations militaires.

Si l’affaire de l’AMIA ne présente pas tous les traits énumérés dans cette liste, on en retrouve tout de même un grand nombre : chance des directeurs de l’AMIA dont aucun n’est présent sur place au moment de l’explosion et chance du directeur de la sécurité de l’ambassade d’Israël un an et demi plus tôt au moment du premier attentat, recours à de faux témoignages pour orienter l’enquête sur une fausse piste, omission de témoignages « gênants », destruction d’éléments de la scène du crime ou de l’enquête, désignation du coupable dans la journée et diffusion rapide d’une version officielle avant toute enquête, campagne de presse massive contre l’Iran, mensonges ou déclarations très suspectes du directeur de l’AMIA et du directeur de la sécurité de l’ambassade d’Israël ; l’attentat a pour toile de fond les accords entre l’Argentine et l’Iran dans le domaine du nucléaire que l’Israël entend à tout prix torpiller. Tel est l’enjeu politique, qui se couple avec la volonté des « faucons » israéliens de reprendre la main après les accords d’Oslo 2, quitte à planifier des attentats sous fausse bannière contre des bâtiments hébergeant des institutions juives ou israéliennes (mais en prenant garde à ce que des personnes clés en réchappent).

Je vais à présent, en prenant pour base cette liste des traits de l’attentat de l’AMIA qui correspondent aux éléments de la liste générale, énumérer les points communs avec les autres attentats et assassinats que j’ai étudié dans le détail.

Pour ne pas surcharger cette confrontation, je n’évoque qu’en passant des faits qui mériteraient chacun de longs développements. Le lecteur pourra en trouver le détail dans les articles que j’ai déjà publiés sur ces sujets et consultables sur ce site. Pour les informations relatives au 11 septembre 2001 et aux attentats de Londres et de Madrid, je renvoie au dernier chapitre d’une étude publiée sur agoravox il y a trois ans : J’accuse la signature d’Al Qaida. Rédigée sous le mode du narrateur inversé, c’est racine de la réflexion que je développe sommairement dans ce compte rendu du documentaire « AMIA REPETITA » réalisée par Maria Poumier. Pour le massacre de Houla c’est en cours de rédaction, mais ….

L’enquête ou la commission d’enquête st confiée à un juge véreux ou à une personnalité qui devrait être récusée pour conflits d’intérêt :

Attentat de la Belle et l’assassinat de Rafic Hariri : l’ensemble d’irrégularités et manipulations auxquelles s’est livré le juge Detlev Mehlis, lié aux lobbies pro israéliens, est dans ces deux affaires accablante ;

Attentats du 11/9 : tous les 12 membres de la commission d’enquête mise en place à contrecœur par l’administration Bush avaient des conflits d’intérêt, à commencer par le personnage clé de la structure, Philip Zelikow, un proche de la conseillère à la sécurité nationale Condoleeza Rice, innombrables « omissions et manipulations », pour reprendre le titre d’un livre de David Ray Griffin ;

Assassinat de Mohamed Boudiaf 1992 : Les généraux Nezzar et Belkheir ont fait en sorte que cette commission ait pour rapporteur Kamel Rezag Bara un des agents les plus fidèles du DRS (Département de Renseignement et de Sécurité). Ce dernier a piloté l’enquête de la commission, en choisissant les éléments sur lesquels les commissionnaires devaient porter leur attention. Tout ce qui pouvait mener à la suspicion des généraux et chefs de services de renseignement a été ainsi délibérément écarté des discussions. Seul à refuser de signer le rapport final de la commission d’enquête, Youcef Fathallah, notaire et militant des droits de l’homme, sera assassiné dans son bureau à Alger le 18 juin 1994, alors qu’il était en train de rédiger sa version personnelle sur l’assassinat du président Boudiaf.

Des éléments de l’enquête ont été détruits ou manipulés

Attentats du 11/9 : l’acier des tours, rapidement envoyé en Chine pour y être refondu, n’a jamais pu être examiné/ on n’a jamais disposé des enregistrements directs des terroristes à Guantanamo dont les aveux du reste ont été obtenus par le recours à la torture/ tous les éléments d’enquête relatifs aux délits d’initiés financiers dans la semaine précédant les attentats ont disparu

Attentats de Madrid : les wagons explosés ont été aussitôt envoyés à la casse et n’ont jamais pu être examinés

Des responsables et suspects éventuels sont avertis à l’avance ou échappent par miracle à la mort

11 septembre 2001 : Larry Silversteïn, le bailleur du site du World Trade Center et ses deux enfants se serait trouvés dans les tours si le premier n’avait pas eu rendez-vous chez son dermatologue, et si les seconds n’avaient pas été en retard à un rendez-vous/ le ministre de la justice John Ashcroft fut averti d’arrêter de prendre des vols commerciaux avant le 11 septembre/ les délits d’initiés financiers la semaine précédant les attentats

Des gens ont été payés ou forcés à porter de faux témoignages, pour orienter l’enquête sur de fausses pistes et vers de faux coupables

Attentat de la Belle 1986 : le juge Detlev Mehlis demande à l’agent de la CIA Musbah Eter de porter un faux témoignage contre Yasser Schraïdi qui sera désigné comme le cerveau de l’opération et condamné à 14 ans de prison; assassinat de Rafic Hariri en 2005 : le juge Mehlis s’appuiera sur deux faux témoignages, ceux de Mourad Akram et de Mohamed Zuhair, pour désigner comme co responsables de l’attentat avec le régime syrien les 4 plus hauts officiers supérieurs libanais

Attentat de la Belle

Proximité des terroristes avec les agences de renseignements

. Désignation très rapide des coupables avant tout commencement d’enquête : incidents de Mukden de 1932, des terroristes chinois sont aussitôt accusés d’avoir bombardé la voie ferrée ;attentats du 11/9 : au bout d’une heure Ben Laden désigné par Ehud Barack, ministre de la défense israélien, repris plus tard ans la journée par George Tenet, le directeur de la CIA ; liste complète des terroristes connue le sur lendemain. Attentat de la Belle en 1986, Kadhafi désigné responsable 9 jours, avec pour seules preuves des informations relayées et confirmées par le Mossad ; assassinat de Boudiaf en 1992 le Front Islamique du Salut est accusé par les généraux algériens ; assassinat de Rafic Hariri en 2005 ; le régime syrien accusé du massacre de Houla en 2012, le régime syrien désigné avant l’enquête de l’ONU et celle du gouvernement syrien légal. Notons que dans la plupart de ce cas, il s’avère in fine que le suspect principal se révèle être l’état d’Israël et ses services de renseignement.

L’enquête est confiée à un juge véreux ou à une commission d’enquête d’artificielle :

Désignation de boucs émissaires dont l’innocence est ultérieurement prouvée

i Pour rappel ces deux exemples : la destruction du réacteur nucléaire Osirak vendu à l’Irak par la France, détruit par l’aviation israélienne le 7 juin 1981, et plus récemment l’accusation généralisée contre l’Iran dans les milieux politiques et médiatiques pro israéliens, de vouloir « rayer Israël de la carte », avec menaces de bombardements préventifs à la clé des sites nucléaires iraniens.

François Belliot

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