Entretien à « Chroniques Hebdo » sur ma biographie de Reichstadt

Le lundi 4 octobre 2021, j’étais interviouvé par Wilson Pinto pour l’émission « Chroniques Hebdo », imaginée par des membres des Gilets jaunes constituants, pour évoquer mon dernier ouvrage, L’anticonspirationnisme mis à nu à travers l’imposture Rudy Reichstadt, publié aux éditions le Retour aux sources. Les Gilets jaunes constituants connaissent bien RR pour avoir tenté de l’approcher en décembre 2019 dans le quartier où se trouvaient ses locaux, épisode raconté dans l’ouvrage à la page 131, opération de harcèlement légitime qui l’avait aussitôt poussé à pondre sur son site de délation Conspiracy Watch un article diabolisateur typique de la mouvance anticomplotiste (AC). Dans cet entretien de deux heures nous passons en revue l’incroyable ascension de Rudy Reichstadt depuis 2005 jusqu’à son épanouissement prodigieux dans l’enfer du « grand reset« . Nous passons en revue les traits typiques du discours AC, traits systématiquement ignobles qui portent la marque de l’escroquerie intellectuelle en bande organisée. Car ce n’est rien d’autre sinon cela, la mouvance, le discours et les dispositifs AC ! En dix ans de fouilles dans ce fatras de poubelles de tailles et de profondeurs variées, je n’ai jamais pu trouver la moindre exception à cette règle. Cet entretien a été premièrement censuré par Youtube, France TV ayant fait valoir un « droit à l’image » bien chafouin puisqu’aucune vidéo ne s’y trouve diffusée. D’où le floutage de certaines illustrations…

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La composition du conseil d’orientation de la Miviludes

Cet article est le complément du « lynchage républicain de Thierry Casasnovas » publié le 13 août 2021. La Miviludes, dont la raison d’être affichée est de traquer les dérives sectaires, et de protéger les honnêtes citoyens de l’influence délétère d’organisations vénales, manipulatrices et sans scrupules, a vu son budget et ses prérogatives renforcés au début de l’année 2021, en resserrant ses liens avec le ministère des finances – pour assécher plus efficacement les ressources des « gourous » –, et le ministère de la justice – pour pouvoir traîner plus facilement ces derniers devant les tribunaux –, et en s’adjoignant les services d’un « conseil d’orientation », chargé de désigner les nids de frelons à détruire. Nous nous sommes intéressés à la Miviludes dans la foulée de notre ouvrage le massacre de Charlie Hebdo, l’enquête impossible, car nous avons eu la surprise de retrouver à la tête de ce conseil d’orientation l’ancien député George Fenech, qui présida la commission d’enquête parlementaire sur les attentats de 2015 (notamment le massacre de Charlie Hebdo du 7 janvier et les attentats du 13 novembre), commission dont le travail peut-être défini comme une opération d’enfumage destinée à garantir l’impunité à certains responsables de ces drames. Le rôle actif de la Miviludes dans l’ignoble lynchage de Thierry Casasnovas, que nous avons détaillé dans l’article précédent, nous a immédiatement semblé cohérent avec cet énième épisode déshonorant pour la « représentation » parlementaire. La curiosité nous est alors venue d’entrer dans le détail de la composition de cette usine à fatwas républicaines qu’est la Miviludes, dont la lutte contre le « complotisme » est désormais l’un des buts affichés, et en vérité nous n’avons pas été déçus. De prime abord une étude sur « la composition du conseil d’orientation de la Miviludes » peut paraître une besogne inutile, rebutante et austère, mais elle s’avère à l’épreuve éminemment instructive et devient même proprement hilarante à mesure que l’on prend conscience du côté « cour des miracles » de ce genre d’ instances républicaines, qui comme la Dilcrah – autre excellent cas d’école –, sont chargées de définir le bien et le mal et de distribuer les auréoles et les sambenitos, en puisant sans scrupule leurs énormes ressources financières directement dans la poche des citoyens manipulés. Bienvenue en République Populaire de France !

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L’activité de Daech en France de 2015 à 2019 (synthèse)

Cet article est la synthèse de la base de données détaillant 34 opérations attribuables à Daech en France de 2015 à 2019. Il analyse la transition brutale de la propagande anti terroriste à la propagande anti Covid 19. Il met en lumière ce qui fait le propre des opérations non revendiquées et des opérations revendiquées par Daech. Parmi les opérations revendiquées, il rappelle ou révèle toutes les anomalies et coïncidences que plus de la moitié de ces opérations comportent. Il fait enfin le bilan des dispositifs et lois antiterroristes mis en œuvre pour lutter contre la menace des attentats terroristes.

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L’activité de Daech en France (base de données)

Introduction

Ceci est une base de données concernant les meurtres et exactions attribuables à des « combattants de l’EI (alias Daech) » en France entre le 25 mai 2013, date d’une tentative de meurtre au couteau à la Défense, et le 3 octobre 2019, date de l’assassinat de quatre fonctionnaires de police à la préfecture de police de Paris. En tout une trentaine affaires sont passées en revue.

Elles sont réparties, grosso modo, dans la période correspondant à l’expansion foudroyante de l’organisation EI en Irak et en Syrie à partir de juin 2014, jusqu’à son éradication officielle fin mars 2019.

Cette liste comprend à la fois les nombreuses affaires attribuées, à tort ou à raison, à des « loups solitaires » prétendument pilotés par Daech, et celles plus rares impliquant de nombreux participants, et une logistique incomparable, au premier chef la tuerie de Charlie Hebdo du 9 janvier 2015 et les attentats du 13 novembre 2015. Disons-le d’emblée, si ces deux énormes affaires paraissent s’inscrire dans un continuum, elles représentent des singularités sui generis.

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Le progrès dans tous ses états

Le progrès dans tous ses états

Au début de l’été 2019, nous sommes allés à la rencontre des Parisiens pour sonder leur opinion sur la notion de « progrès ». Nous leur avons posé à chaque fois les trois mêmes questions :

1) Que représente le progrès pour vous sur un plan personnel ?

2) Que représente le progrès pour vous au niveau de la société ?

3) Dans l’ensemble, pensez-vous que nous progressions ou que nous régressions ?

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L’instrumentalisation des lois antiterroristes (2/2): les Gilets jaunes

Février 2019 : parution du rapport annuel du Défenseur des droits

En février 2019, le Défenseur des droits Jacques Toubon rend public le rapport de l’institution à la tête de laquelle il a été nommé cinq ans plus tôt. Le poste de Défenseur des droits qui a été créé lors de la réforme constitutionnelle du 23 juillet 2008, en remplacement du Médiateur de la République, de la HALDE, du Défenseur des enfants, et de la Commission nationale de déontologie et de sécurité. Le Défenseur des droits est nommé par le Président de la République pour un mandat de six ans non renouvelable et non révocable. Sa nomination est soumise au vote de l’Assemblée Nationale et du Sénat. « Ce mode de désignation garantit l’indépendance de la fonction », nous explique le site vie-publique.fr. Le périmètre d’action du Défenseur des droits est expliqué dans le titre XI de la Constitution (article 71-1) : «  Le Défenseur des droits veille au respect des droits et libertés par les administrations de l’État, les collectivités territoriales, les établissements publics, ainsi que par tout organisme investi d’une mission de service public, ou à l’égard duquel la loi organique lui attribue des compétences. »

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L’instrumentalisation des lois antiterroristes (1/2): Dieudonné

Introduction : Lois antiterroristes votées depuis décembre 2012

Avant d’analyser ce qu’on pourrait appeler la double-affaire Dieudonné, un rappel historico-juridique est indispensable. Depuis le début des années 2010, précisément à partir de l’affaire Mohamed Merah – abattu par le RAID le 22 mars 2012 – la France s’est dotée de toute une volée de lois visant à prévenir le terrorisme et son apologie. En décembre 2012, est votée une loi qui permet de juger les ressortissants français ayant participé à des infractions terroristes à l’étranger. Cette loi prolonge jusqu’en décembre 2015 la disposition temporaire autorisant la surveillance dans un but préventif des données de connexion (internet, géolocalisation, factures détaillées de téléphone). En avril 2014, pour lutter contre le basculement de centaines d’individus dans l’engagement radical violent, le plus souvent en lien

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Réflexions sur les « actes antisémites » de février 2019

Avant d’analyser la récente succession d’événements qui ont vu la question de l’antisémitisme revenir au tout premier plan médiatique en ce mois de février 2019, à travers toute une série d’actes et « agressions » antisémites montées en épingle, il faut mettre la séquence en perspective en revisitant un certain nombre d’affaires édifiantes qui ont défrayé la chronique ces dernières annés, je veux parler de ce qu’il est convenu d’appeler les « fausses agressions antisémites »i. Comprendre cette nouvelle séquence de février 2019 est fondamental dans la mesure où c’est le prétexte, pour la classe politique et médiatique – ardemment et de près suivis par toutes les organisations juives de France – de stigmatiser les Gilets jaunes par un nouveau – quoique éculé – angle d’attaque, à vocation paralysante. Attention Gilets jaunes ! vous avertit votre grand ami et soutien Bernard Henri Levy le 18 février sur Europe 1 « Cela ne veut pas dire que le mouvement est intrinsèquement antisémite, mais cela veut dire qu’il serait temps qu’ils se manifestent fortement pour dire « pas en notre nom », pas comme ils le font maintenant « oui, d’accord, mais »… Il n’y a pas de mais. ». En soi, une telle mise en garde de la part de ce faussaire intellectuel tout entier dévoué à la cause d’Israël et de ses guerres devrait suffire à reléguer cet enjeu au tout dernier des rangs des préoccupations des Gilets jaunes en particulier, et des Français en général, mais la mise en perspective avec des affaires passées comparables est extraordinairement éclairante.

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Du conflit syrien au conflit français, une couverture médiatique inversée

En mars 2011, éclatait le confit syrien, dans le sillage du Printemps arabe. Comme pour les autres pays précédemment atteints par la vague, la Tunisie, l’Égypte et la Libye, les médias unanimes ont présenté ce conflit comme le soulèvement courageux d’un peuple tentant pacifiquement de secouer le joug d’un régime ignoble dirigé par un abominable dictateur. Ceux qui se montraient dubitatifs et prétendaient faire entendre un autre son de cloche, ont vite été réduits au silence, exclus de tous les débats, traînés dans la boue et traités de tous les noms, en particulier de ceux de « complotistes » et de « conspirationnistes »i.

En novembre 2018, éclatait ce qu’on pourrait appeler, quoique les proportions demeurent incomparables, le « conflit français ». Initié par les « gilets jaunes » il a vite fait tache d’huile dans toute la France. Au-delà du problème du prix du carburant, les gilets jaunes expriment leur défiance envers le système tout entier et semblent même de plus en plus réclamer, osons l’expression, un « changement de régime ».

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