11 septembre et massacre de Charlie Hebdo : Ressemblance ou filiation ?

Il m’a semblé important d’ajouter, en complément d’un ouvrage au sujet déjà très sensible (Le massacre de Charlie Hebdo, l’enquête impossible), un développement sur un sujet qui l’est plus encore sans doute, frappé d’interdit qu’il est, au sens religieux du terme, à l’investigation historique apaisée, depuis 20 années qu’il s’est produit, je veux bien sûr parler des attentats du 11 septembre 2001, dont nous sommes tout proches du 20ème anniversaire. Ce n’est pas pour le plaisir d’ajouter de la confusion à la confusion, de la complexité à la complexité. J’ai bien conscience que mélanger deux sujets aussi incandescents peut donner l’impression de se tirer une balle dans le pied aux yeux de ceux qui éprouvent déjà d’invincibles réticences républicaines à déplacer une partie du fardeau des épaules des seuls bougnoules. Mais à vrai dire, si je veux aller jusqu’au bout de ma pensée, et si je veux faire œuvre vraiment utile pour la prochaine génération de lanceurs d’alerte qui viendront nous seconder puis prendre notre place dans le dégrossissement et l’exploration de la carrière, il faut bien aller aussi loin que possible dans ce qui est faisable hic et nunc.

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La secte républicaine démasquée par la Miviludes

Nous allons démontrer, dans le troisième volet de ce triptyque qui pourrait s’intituler « introduction à la secte républicaine », que les autorités françaises, depuis mars 2020, sont engagées dans ce qu’il faut bien appeler une « dérive sectaire », pour reprendre l’expression de la Mission de Vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes), précisément chargée de lutter contre ce genre de phénomène. Moribonde au début de l’année 2021, la Miviludes a été ressuscitée et ses moyens décuplées à cette époque en raison d’un constat inquiétant : pendant le confinement, un nombre grandissant de Français ont délaissé les médias traditionnels pour internet, se passionnant particulièrement pour les « théories du complot » autour de multiples aspects de la pandémie et de la gestion de la crise sanitaire par les autorités, et les sites proposant des médecines et traitements alternatifs indépendants des grands laboratoires pharmaceutiques qui sont en train de distribuer à une échelle jamais vue leurs vaccins anti-covid, et de réaliser en même temps des dizaines de milliards d’euros de bénéfices (1, 2, 3). La magistrate Hanène Romdhane a été nommée à sa tête, avec pour l’épauler un conseil d’orientation dont nous avons détaillé la composition dans la seconde partie, et présidé par l’ancien député George Fenech, qui dirigea en 2016 les travaux de la commission d’enquête parlementaire sur les attentats de 2015, opération d’enfumage républicain que nous avons décortiquée dans notre dernier ouvrage : le massacre de Charlie Hebdo, l’enquête impossible. Rattachée à sa création en 1998 auprès du Premier ministre, elle a été transférée au Ministère de l’Intérieur, ses moyens ont été décuplés, ses liens renforcés avec les Ministères de la justice et des finances, afin de mieux condamner les « gourous » et mieux assécher leurs circuits financiers, et une « Ministre déléguée chargée de la citoyenneté », en l’occurrence Marlène Schiappa, lui est désormais spécialement dédiée. Le rapport du Ministère de l’Intérieur du 26 janvier 2021, intitulé « État des lieux – nouvelle tendance des dérives sectaires », que nous avons décortiqué dans la première partie, indique clairement que désormais, les deux cibles prioritaires de l’institution sont d’une part les « complotistes » et les « théories du complot », de l’autre les promoteurs de médecines alternatives qui auraient profité de la crise pour multiplier les « adeptes », au détriment des produits bio proposés pour trois fois rien par les labos – ici nous pensons particulièrement aux vaccins anti covid.

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La composition du conseil d’orientation de la Miviludes

Cet article est le complément du « lynchage républicain de Thierry Casasnovas » publié le 13 août 2021. La Miviludes, dont la raison d’être affichée est de traquer les dérives sectaires, et de protéger les honnêtes citoyens de l’influence délétère d’organisations vénales, manipulatrices et sans scrupules, a vu son budget et ses prérogatives renforcés au début de l’année 2021, en resserrant ses liens avec le ministère des finances – pour assécher plus efficacement les ressources des « gourous » –, et le ministère de la justice – pour pouvoir traîner plus facilement ces derniers devant les tribunaux –, et en s’adjoignant les services d’un « conseil d’orientation », chargé de désigner les nids de frelons à détruire. Nous nous sommes intéressés à la Miviludes dans la foulée de notre ouvrage le massacre de Charlie Hebdo, l’enquête impossible, car nous avons eu la surprise de retrouver à la tête de ce conseil d’orientation l’ancien député George Fenech, qui présida la commission d’enquête parlementaire sur les attentats de 2015 (notamment le massacre de Charlie Hebdo du 7 janvier et les attentats du 13 novembre), commission dont le travail peut-être défini comme une opération d’enfumage destinée à garantir l’impunité à certains responsables de ces drames. Le rôle actif de la Miviludes dans l’ignoble lynchage de Thierry Casasnovas, que nous avons détaillé dans l’article précédent, nous a immédiatement semblé cohérent avec cet énième épisode déshonorant pour la « représentation » parlementaire. La curiosité nous est alors venue d’entrer dans le détail de la composition de cette usine à fatwas républicaines qu’est la Miviludes, dont la lutte contre le « complotisme » est désormais l’un des buts affichés, et en vérité nous n’avons pas été déçus. De prime abord une étude sur « la composition du conseil d’orientation de la Miviludes » peut paraître une besogne inutile, rebutante et austère, mais elle s’avère à l’épreuve éminemment instructive et devient même proprement hilarante à mesure que l’on prend conscience du côté « cour des miracles » de ce genre d’ instances républicaines, qui comme la Dilcrah – autre excellent cas d’école –, sont chargées de définir le bien et le mal et de distribuer les auréoles et les sambenitos, en puisant sans scrupule leurs énormes ressources financières directement dans la poche des citoyens manipulés. Bienvenue en République Populaire de France !

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Le lynchage républicain de Thierry Casasnovas

Dans le cadre de la parution de mon ouvrage Le massacre de Charlie Hebdo : l’enquête impossible, aux éditions Le Retour aux Sources, je publie une série d’articles et études abordant le sujet de près ou de loin, que je n’ai pas jugé indispensable d’intégrer à un ensemble qui le temps passant et le travail avançant a pris des proportions que je n’imaginais pas au départ (360 pages). Dans ce second addendum, je reviens sur « le lynchage républicain de Thierry Casasnovas », chef de l’entreprise RGNR et très influent youtubeur dans le domaine de la santé et du bien-être. Je me suis intéressé à ce personnage, son parcours, et les persécutions multiples et croissantes dont il est la cible depuis le début de la grande réinitialisation, en me rendant compte que le conseil d’orientation de la principale instance servant de caution à son lynchage, la Miviludes, était présidée par l’ancien député George Fenech, qui fut le président de la commission d’enquête parlementaire sur les attentats de 2015, vaste opération d’enfumage à laquelle toute la troisième partie de Massacre de Charlie Hebdo, l’enquête impossible est consacrée. A ces deux postes clés, George Fenech a démontré son savoir-faire républicain dans la manipulation des faits et la défense inconditionnelle du régime.

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